
Avec Austin Stoker, Darwin Joston, Laurie Zimmer, Martin West, Tony Burton, Nancy Loomis, Charles Cyphers...
En pleine folie meurtrière, un gang décime au hasard ce qui passe sous le canon de ses armes. Pour venger la mort de sa petite fille fauchée de plein fouet par une balle, Lawson tue à son tour l'un des membres du gang avant de se réfugier, hagard et traumatisé, dans un commissariat en cours de désaffectation hébergeant pour l'occasion des prisonniers en transit. Pour venger à leur tour leur frère d'armes, le gang encercle le commissariat telle une armée, obligeant policiers comme détenus à coopérer pour optimiser leurs chances de survie.
Premier ("vrai") film de John Carpenter, "ASSAUT" est un pur concentré d'action et de testostérone. Considéré, à juste titre, comme film culte pour tous ceux qui aiment ce cinéaste, les films d'action et le cinéma, tout simplement, ce film est en fait un western moderne, un remake avoué de "RIO BRAVO" d'Howard Hawks dont John Carpenter est un grand admirateur et a même poussé la chose jusqu'à signer le montage de son long métrage sous le pseudonyme de John T. Chance, le nom du shérif interprété par John Wayne (il réalisera d'ailleurs quelques années plus tard le remake de "LA CHOSE D'UN AUTRE MONDE", du même Howard Hawks, qui est devenu, lui aussi, au fil des années un film culte). On ne peut pas parler de ce film sans évoquer non plus le classique des classiques, le légendaire "NIGHT OF THE LIVING DEAD" de Georges A. Romero où le héros, à l'instar de celui d'"ASSAUT", est un homme noir jouissant d'une grande valeur morale, donnant la réplique à des personnalités bien distinctes et qui, afin d'affronter une horde de personnages sans identité propre, formant une masse compacte et hostile, doit se terrer dans un endroit symbolisant la sécurité et la quiétude.
Énorme bide à sa sortie : taxé de film réac et trop violent, le film contient pourtant tous les éléments des futurs films de Carpenter ; une mise en scène sobre mais efficace, des dialogues percutant, des scènes d'actions qui claquent, des personnages mémorables dont un certain Napoléon Wilson, archétype du héros bad-boy sympa duquel Carpenter est resté très attaché (Snake Plissken dans "NEW YORK 1997" et dans "LOS ANGELES 2013", Jack Burton dans "LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN" ou encore Desolation Williams dans "GHOST OF MARS")... Bref, de quoi satisfaire n'importe quel "Ohmygoriste" qui se respecte... Il est vrai que le film est assez lent mais c'est cette lenteur qui justement nous permet d'apprécier pleinement la moindre scène d'action, la moindre réplique, Carpenter prend le temps de nous présenter chaque protagoniste, de cerner la personnalité de chacun des assiégés. Le film comporte nombre de scènes marquantes et remarquables comme la scène où les membres du gang réunissent leur sang, la scène (hyper choquante, encore aujourd'hui) du meurtre, froid et brutal, de la petite fille, la destruction silencieuse du commissariat et la scène finale, où les héros, retranchés au sous-sol, luttent une dernière fois pour sauver leur peau... A noter une très brève apparition du réalisateur qui interprète le membre d'un gang essayant d'entrer dans le commissariat mais qui se fait très vite flinguer.
Avec un budget ridicule de 100.000$ et des acteurs quasiment inconnu, Carpenter nous livre un film fort, inoubliable, que tous les bons cinéphiles se doivent d'avoir vu au moins une dizaine de fois et dont la musique - les fameuses cinq notes - restera ancrée dans notre mémoire au point de la siffler tous les deux jours ; ce qui prouve une fois de plus que seuls le talent et la passion permettent de faire un bon film et pas nécessairement un budget pharaonique et un déluge d'effets spéciaux. D'ailleurs, John Carpenter dira plus tard, à propos de son film : " Nous avions peu d'argent, de l'inspiration, des rêves et fait ce que nous pouvions..."
Un des meilleurs films, si ce n'est pour moi, LE meilleur de Carpenter.
En pleine folie meurtrière, un gang décime au hasard ce qui passe sous le canon de ses armes. Pour venger la mort de sa petite fille fauchée de plein fouet par une balle, Lawson tue à son tour l'un des membres du gang avant de se réfugier, hagard et traumatisé, dans un commissariat en cours de désaffectation hébergeant pour l'occasion des prisonniers en transit. Pour venger à leur tour leur frère d'armes, le gang encercle le commissariat telle une armée, obligeant policiers comme détenus à coopérer pour optimiser leurs chances de survie.
Premier ("vrai") film de John Carpenter, "ASSAUT" est un pur concentré d'action et de testostérone. Considéré, à juste titre, comme film culte pour tous ceux qui aiment ce cinéaste, les films d'action et le cinéma, tout simplement, ce film est en fait un western moderne, un remake avoué de "RIO BRAVO" d'Howard Hawks dont John Carpenter est un grand admirateur et a même poussé la chose jusqu'à signer le montage de son long métrage sous le pseudonyme de John T. Chance, le nom du shérif interprété par John Wayne (il réalisera d'ailleurs quelques années plus tard le remake de "LA CHOSE D'UN AUTRE MONDE", du même Howard Hawks, qui est devenu, lui aussi, au fil des années un film culte). On ne peut pas parler de ce film sans évoquer non plus le classique des classiques, le légendaire "NIGHT OF THE LIVING DEAD" de Georges A. Romero où le héros, à l'instar de celui d'"ASSAUT", est un homme noir jouissant d'une grande valeur morale, donnant la réplique à des personnalités bien distinctes et qui, afin d'affronter une horde de personnages sans identité propre, formant une masse compacte et hostile, doit se terrer dans un endroit symbolisant la sécurité et la quiétude.
Énorme bide à sa sortie : taxé de film réac et trop violent, le film contient pourtant tous les éléments des futurs films de Carpenter ; une mise en scène sobre mais efficace, des dialogues percutant, des scènes d'actions qui claquent, des personnages mémorables dont un certain Napoléon Wilson, archétype du héros bad-boy sympa duquel Carpenter est resté très attaché (Snake Plissken dans "NEW YORK 1997" et dans "LOS ANGELES 2013", Jack Burton dans "LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN" ou encore Desolation Williams dans "GHOST OF MARS")... Bref, de quoi satisfaire n'importe quel "Ohmygoriste" qui se respecte... Il est vrai que le film est assez lent mais c'est cette lenteur qui justement nous permet d'apprécier pleinement la moindre scène d'action, la moindre réplique, Carpenter prend le temps de nous présenter chaque protagoniste, de cerner la personnalité de chacun des assiégés. Le film comporte nombre de scènes marquantes et remarquables comme la scène où les membres du gang réunissent leur sang, la scène (hyper choquante, encore aujourd'hui) du meurtre, froid et brutal, de la petite fille, la destruction silencieuse du commissariat et la scène finale, où les héros, retranchés au sous-sol, luttent une dernière fois pour sauver leur peau... A noter une très brève apparition du réalisateur qui interprète le membre d'un gang essayant d'entrer dans le commissariat mais qui se fait très vite flinguer.
Avec un budget ridicule de 100.000$ et des acteurs quasiment inconnu, Carpenter nous livre un film fort, inoubliable, que tous les bons cinéphiles se doivent d'avoir vu au moins une dizaine de fois et dont la musique - les fameuses cinq notes - restera ancrée dans notre mémoire au point de la siffler tous les deux jours ; ce qui prouve une fois de plus que seuls le talent et la passion permettent de faire un bon film et pas nécessairement un budget pharaonique et un déluge d'effets spéciaux. D'ailleurs, John Carpenter dira plus tard, à propos de son film : " Nous avions peu d'argent, de l'inspiration, des rêves et fait ce que nous pouvions..."
Un des meilleurs films, si ce n'est pour moi, LE meilleur de Carpenter.
5 commentaires:
Salut à toi
joli espace ciné.
Je considère que le film "Assaut" est l'un des deux ou trois meilleurs films des années 70. Je l'adore. Quelle ambiance. Des scènes hallucinantes, des interprètes pratiquement inconnus mais qui donnent de la force au film.
ps : quelle horreur que ce remake de Richet. Une vraie daube.
j'ai écris le précédent message avec mon deuxième pseudo. Le premier est "samom" et je tiens le site "total ciné (attention je ne fais pas de spaming). C'est juste histoire de me présenter. Et j'ai trouvé ton lien par l'intermédiaire de la liste de "Movie". D'ailleurs nous (toi et moi) jouons tous les deux aux quizz photo. Et tu as été très bon déjà sur certaines énigmes. Bravo et bonne semaine. A plus. J'aime bien ton site.
Oui, je crois même qu'on est à égalité au niveau des points...
Ben écoute, merci pour tes compliments mais je suis une vraie feignasse, j'ai vraiment du mal à le tenir à jour mon blog... J'aimerais bien écrire un peu tous les jours mais à chaque fois je reporte et voilà... Je vais aller faire un p'tit tour sur ton site demain pour ma part, je ne savais pas que tu tenais quelque chose.
Bonne semaine à toi aussi et encore merci.
de rien. C'est avec un réel plaisir. Qu'importe le rythme ou la quantité, seule la passion compte. Plus.
Un putain de classique. Je ne sait pas s'il a eu une édition digne de ce nom en widescreen, je crois qu'on avait déja parlé d'ailleurs. Je n'en ai que des versions pourries. Enfin, bref, j'ai ajouter ton blog à ma liste sur le mien.
Mort à videodrome Bordel!
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