samedi 22 décembre 2007

Joyeuses fêtes !!!

Ça y est, encore une année dans le cornet... 2007 a été une année bizarre où il a pu se passer de très bonnes choses (Les infirmières bulgares, Nathalie Gettliffe, les preuves de vie d'Ingrid Betancourt, ouverture de mon blog...) comme beaucoup plus de choses moins réjouissantes (Sarkozy, disparition de Maddie, accident de bus polonais, incendies en Grèce, l'Arche de Zoë, les grèves, décès de grands personnages : Abbé Pierre, Bézu (ben oui...), Henry Troyat, Lucie Aubrac, Bob Clark, Jean-Pierre Cassel, Gregory Lemarchal, Bruno Mattei, Jean-Claude Brialy, Michel Serrault, Ingmar Bergman, Luciano Pavarotti, Jean-François Bizot, Jacques Martin, Colin McRae, Marcel Marceau, Maurice Béjart, Fred Chichin, Ike Turner...) et je dois en oublier plein... Bref, une année mouvementée que je ne regretterais pas.


Je voulais vous souhaiter à tous de joyeuses fêtes de fin d'année et vous remercier pour votre fidélité. Profitez, prenez soin de vous et continuez à aller au cinéma et à vous faire plaisir...


Désolé pour la philosophie de comptoir mais :

Fumer tue, boire tue, et maintenant, manger tue... Mais vivre aussi tue alors arrêtons les conneries et profitons gaiement des moments passés ensemble (cela ne vous empêche pas d'arrêter de fumer si vous en avez l'envie et le courage, c'est même recommandé et surtout, pour ces fêtes, n'oubliez pas que boire au volant est dangereux, il vaut mieux boire à la bouteille... Plus sérieusement, faites gaffes à vous et ne conduisez pas bourrés, merci.)


Et pour finir, une belle citation de Julien Green :


"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."


vendredi 14 décembre 2007

Jean Rollin.


Culte pour certains, arnaque pour les autres. Rares sont les réalisateurs français qui partagent autant les amateurs de fantastique. Véritable icône chez les anglo-saxon, décrié et malmené dans sa propre patrie, Jean Rollin ne cesse pourtant de fasciner.


Authentique poète de l'image, adepte du mythe vampirique, amoureux des femmes et de l'érotisme, voilà comment je me représente ce personnage. Personnellement, j'aime son cinéma et la lenteur onirique de ses films. Je suis sûr que très peu d'entre vous ont entendus parler de lui ou si c'est le cas, n'ont jamais eu la chance de voir l'un de ses films et pourtant, je suis persuadé que dans quelques années, quand il ne sera plus et que l'on redécouvriras son oeuvre, il sera connu par tous et vénéré.


Peu de réalisateurs français ont oeuvrés dans le fantastique à la manière de Jean Rollin. Auteur de quelques navets ("Le Lac des Morts-Vivants", "La Fiancée de Dracula"...), de quelques pornos pour des raisons alimentaires et surtout de très bons films comme "Lèvres de Sang", "Le Frisson des Vampires", "Les Démoniaques", "La Rose de Fer", "Fascination", "Les Echappées", "Requiem pour un Vampire" ou encore "Les Raisins de la Mort", pouvez-vous me citer après ça des réalisateurs, français de surcroît, qui peuvent se targuer d'avoir une filmographie si hétéroclite...


Jean Rollin possède un univers singulier, bien particulier et il est déjà considéré comme réalisateur culte par beaucoup. On a beau dire ce qu'on veut, il restera quelqu'un de novateur et méritera une belle épitaphe dans le cinéma fantastique.


Ci-joint, la bande-annonce allemande de "Les Raisins de la Mort".
Attention les enfants : plans gores et nichons en perspective...
A noter également la présence de l'actrice fétiche de Jean Rollin, bien connue de tous ces messieurs, la fameuse Brigitte Lahaie et son légendaire regard de carpe à l'agonie. (désolé...)


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mardi 11 décembre 2007

Le Jour des Morts-Vivants (Day of the Dead) de George A. Romero.

Attention, voici l'un de mes films de zombies préféré... Ah, je vois déjà les puristes crier au scandale : "Mais non, le meilleur, c'est "Zombie" ou "La Nuit des Morts-Vivants" !!!"

Eh bien désolé les amis (car vous restez tout de même des amis...) mais, pour moi, le meilleur, c'est ce troisième volet de la saga des zombies de Romero. Déjà car c'est le tout premier film de zombie que j'ai pu voir, donc nostalgie oblige, mais aussi car j'aime beaucoup sa lenteur, son ambiance claustro et les effets gores hallucinants du maître en la matière, Tom Savini. C'est à mon avis, l'épisode où l'aspect psychologique est le plus mis en avant par rapport aux autres où l'action était davantage privilégiée. On assiste là à une sorte de huis clos où les humains n'ont pas d'autre choix que de se terrer à l'abri des zombies qui, eux, ont toute liberté sur la terre, ravagée et hostile.

Dans un silo à missile, sont donc reclus des militaires et des scientifiques qui, non seulement sont contraints à cohabiter mais en plus ne parviennent même pas à s'entendre. Le personnage principal, Sarah, est tiraillée entre ces deux camps, entre ces militaires qui ont la gâchette facile et l'un des savants, le docteur Logan, qui s'entête à vouloir domestiquer les zombies et y parvient partiellement avec l'un deux, surnommé Bub (ou "Boubou").

L'assaut final des zombies est vraiment époustouflant et les scènes gores ne manquent pas même si elles se font attendre un peu. Romero se fait plaisir en critiquant, comme à son habitude, la société de consommation et les militaires et en nous déclarant une fois de plus son amour pour les zombies. Aucune hésitation si vous avez l'occasion de voir Day of the Dead qui est une vraie référence des films de zombies et un spectacle unique...

J'aurais pu mettre la bande annonce originale mais j'ai préféré privilégier l'exotisme et choisir la bande annonce japonaise que je trouve assez bonne et dont la voix-off est assez cocasse...

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jeudi 6 décembre 2007

Docteur Gore.

Cet article est en rapport direct avec celui sur Thierry Lopez (d'ailleurs, les deux hommes doivent se connaître car j'ai remarqué que dans le générique de fin de "Vidéo Gore", un salut lui était adressé...) puisqu'il s'agit là d'un grand monsieur de la production indépendante française, un homme un peu fou, un réalisateur de talent, un grand amateur de bidoche et pourtant (l'un n'empêche pas l'autre...) quelqu'un d'incroyablement charmant, j'ai nommé : Antoine Pellissier.

Véritable autodidacte, amoureux du cinéma d'horreur, il se fait vite connaître et reconnaître, notamment en remportant quelques prix assez prestigieux en 1985 ("Prix du meilleur réalisateur au 5ème festival du film amateur fantastique", "Prix spécial du jury au dixième concours régional de la fédérations des clubs français de cinéastes", et surtout "Prix du film gore Mad Movies") pour son film "Folies Meurtrières" qui, pour moi, est son chef-d'oeuvre.

Attention, dans ses films, pas de gore bien propre sur lui à la "Ré-Animator" ou à la "Braindead", nous avons droit à du vrai, du pur gore, bien crade, avec de la matière première en provenance directe des abattoirs. Mais ses films ne se résument pas qu'à cela, le Docteur Gore est un VRAI réalisateur et soigne le moindre de ses plans. Aussi, en fan confirmé du genre, il nous gratifie de beaucoup de clins d'oeil et références à de grands films comme "L'Exorciste", "Evil Dead" ou encore "Massacre à la Tronçonneuse".

De plus, Antoine Pellissier est une personne on ne peut plus sympathique, à l'écoute de son public. Sachez que son vrai métier est médecin, d'où son surnom, et que ses films ont tous été tournés durant son temps libre. Nous avons affaire à un vrai passionné et ça se ressent immédiatement à la vision de tout ce qu'il a pu réaliser. Inutile de prouver son talent mais si certains en doutent encore, sachez également que la fameuse firme Troma s'intéresse de près à ce grand monsieur et que Lloyd Kaufman en personne joue dans son dernier film actuellement en cours de production, "Horrificia".

Que dire de plus à part merci monsieur Pellissier pour vos petites merveilles sanglantes, outrancières et sans complexe. En espérant sincèrement que vous parviendrez un jour à la gloire et à la reconnaissance que vous méritez et que vous deviendrez bientôt un réalisateur incontournable (vous l'êtes déjà pour moi et pour beaucoup...). Continuez, gardez cette passion et cette folie qui vous sont propres, on vous aime comme ça.





mardi 4 décembre 2007

Robowar de Bruno Mattei.

Je suis tombé sur cette bande-annonce par hasard et là, révélation !

Qu'est-ce que c'est que cette sous-bouse nommée "Prédator", sorti un an avant cette petite merveille qu'est "Robowar", que nous ont livrés les ricains en nous faisant croire que Schwarzy et son équipe de mercenaires étaient les meilleurs et qu'ils avaient affronté l'une des plus belles et méchantes créature du cinéma ? Nous, en Europe, on a Tonton Mattei et, avec ce film, il vous a fait un beau doigt d'honneur...

Humour, bien sûr (pour ceux qui sont un peu lent et qui penserais que je descends l'excellent film de McTiernan...). "Robowar" est bien sûr un, si ce n'est LE, "Prédator" du pauvre et il ne faut pas avoir fait l'École des Mines pour s'en rendre compte... Je sais, je juge sans avoir vu le film, juste sur une bande-annonce... Mais quelle bande-annonce !!!

Avec ces militaires aux surnoms ridicules ("PapaDoc", "Blood"), tous ces éléments honteusement pompés sur l'original (vision infrarouge, la jungle, la plaque militaire, les gueulements, la bagarre au couteau, le plongeon dans la cascade...) et, sommet de la nanardise, ce qui m'a le plus fait marrer personnellement, le monstre avec son casque de moto et sa voix façon "Tic et Tac", si le film est à la hauteur du teaser, ça doit être 1h20 de pur bonheur et de franche rigolade.

Malheureusement, ce chef-d'oeuvre n'a pas encore eu les honneurs d'une sortie DVD (on se demande bien pourquoi...) et il va encore falloir attendre pour pouvoir en profiter... A moins que l'un ou l'une d'entre vous possède la VHS (qui existe...) et alors là, je suis preneur et je lui en donnerais un bon prix...

Pour finir, hommage quand même à ce bon vieux Bruno Mattei qui nous a malheureusement quitté cette année, lui sans qui nos zygomatiques et nos mirettes n'auraient pas le même éclat et qui restera néanmoins gravé dans l'histoire du cinéma et dans nos mémoires grâce à des films cultes comme "Virus Cannibale" ou "Les Rats de Manhattan" et surtout le pas si mauvais "Zombi 3". Respect.

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dimanche 2 décembre 2007

Thierry Lopez.

On parle beaucoup de lui et de son film "Maximiliani Ultima Nox" sur les sites spécialisés (Devildead ; Horreur.com ; Horreurweb ; Psychovision ; ZoneBis ; Oh my Gore ! ; Horreur.net ; Le Club des Monstres ; Scary-DVD ; Trash-Times...) et c'est bien mérité.

Auteur de Sept courts métrages, le bonhomme sait de quoi il parle et il en parle bien, ses films regorgent de références aux grands classiques et il met tout en oeuvre pour nous faire passer un très bon moment de cinéma... Je trouve important de parler, d'encourager et de promouvoir des artistes comme Thierry Lopez qui ne souhaitent qu'exprimer leur talent et faire partager leur passion du cinéma d'horreur à nous, pauvres français, bien radins et frileux en la matière. Même si pas mal de jeunes réalisateurs tentent de faire pencher la balance du ciné français vers l'horreur, tout ça n'est encore que trop timide et reste bien rare malgré la demande et l'attente du public...

Visitez son site, maxultimanox.free.fr, régalez-vous avec ses films qui sont en visionnage gratuit, laissez-lui des messages d'encouragement (il prépare un long métrage...) et allez plus nombreux au cinéma lorsque qu'un bon film d'horreur est à l'affiche et encore davantage s'il est français... Les producteurs voyant la demande et l'intérêt grandissant, peut-être comprendront-ils qu'il y a un vrai marché à conquérir et surtout de vrais fans qui n'attendent que ça...

Thierry Lopez à sympathiquement accepté que je lui pique un de ses films pour vous en faire profiter alors n'hésitez pas... C'est une petite parodie de "Vidéo Gag", tel que l'avaient réalisé les inconnus avec "Gag Vidéo", sauf qu'ici, ça s'appelle "Vidéo Gore" , que c'est vraiment tordant, notamment la scène du chien et de la voiture, et ce n'est que du bonheur...

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