mercredi 28 novembre 2007

La Dernière Maison sur la Gauche (Last House on the Left) de Wes Craven.

Wes Craven, ce n'est pas seulement "La Colline a des yeux", "Les Griffes de la Nuit", "Shocker" ou encore "Scream" (pour ses plus connus...) mais c'est aussi l'un des premiers, des plus durs, des plus violents, des plus choquants et des plus mémorables Rape and Revenge*.

En effet, pour son premier long métrage, le réalisateur décide de filmer l'histoire abominable de deux pauvres jeunes filles torturées, violées, humiliées et assassinées par une bande de quatre psychopathes complètement détraqués et sadiques.

Film choc qui, malgré sa trentaine d'années, reste toujours aussi malsain et scandaleux, ce film a longtemps été interdit dans de nombreux pays dont la France. La violence omniprésente y est absolument gratuite et l'aspect quasi-documentaire du métrage ainsi que le jeu parfait des acteurs nous placent presque dans une position de voyeur d'où un fort sentiment de malaise.

Ce film est précurseur dans pas mal de domaines, notamment le lancement du genre Rape and Revenge et la toute première utilisation d'une tronçonneuse à des fins autres que le bûcheronnage.

Hormis le fait que ce film puisse déranger, il permet l'ouverture d'une réflexion sur le but du cinéma et de tels films même si son impact est beaucoup moins important aujourd'hui du fait de ce que l'on peut voir un peu partout, au journal télévisé par exemple...

La Dernière Maison sur la Gauche demeure un bon film, portrait social des années hippies et oeuvre phare du cinéma d'horreur.

Et enfin, n'oubliez pas, comme le rabâche la bande annonce :

It's only a movie

...Only a movie

...Only a movie

...Only a movie

...Only a movie

*Rape and Revenge : Littéralement "Viol et Vengeance". Sous-catégorie de film d'horreur dont les enjeux narratifs reposent sur un viol et/ou la torture, l'humiliation, le meurtre, etc. d'une ou de plusieurs femmes et la punition du ou des méchants par la victime ou ses proches. Probablement l'un des genres les plus controversés et polémiques, accusé de complaisance et de voyeurisme pas ses détracteurs. Les exemples les plus connus et représentatifs de ce genre sont (hormis "La Dernière maison sur la Gauche"):

  • "Crime à Froid" ("Thriller", "They call Her one Eye") de Bo Arne Vibenius ;
  • "La Bête tue de Sang-Froid" ("L'Ultimo treno della Notte") de Aldo Lado ;
  • "Island of Death" ("Ta Paidia tou diabolou") de Nico Mastorakis ;
  • "Oeil pour Oeil" ("I Spit on your Grave" ; "Day of the Woman") de Meir Zarchi ;
  • "La Maison au fond du Parc" ("La Casa Sperduta nel Parco" ; "House on the Edge of the Park") de Ruggero Deodato ;
  • "Extremities" de Robert M. Young ;
  • "Raped by an Angel" ("Xiang Gang qi an zhi qiang jian") de Andrew Lau ;
  • "Red to Kill" ("Ruo Sha") de Hin Sing "Billy" Tang ;
  • "Irréversible" de Gaspard Noè.

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mardi 27 novembre 2007

Petit clip sympa de Misfists sur fond de films d'horreur...

Maman, je t'entends déjà... "Oh là là, il est cinglé...."

Peut-être, mais j'assume... La folie, la bizarrerie, c'est comme la beauté, tout est subjectif. Comment t'expliquer ainsi qu'à tous ceux qui prennent les fans d'horreur, de gore ou autres joyeusetés pour des schizophrènes, des obsédés ou des anormaux, que l'on peut être parfaitement sain d'esprit et prendre son pied en voyant des mecs (et des nanas) se faire dépecer...

En fait, je pense que ça ne s'explique pas... Une sorte de défouloir... Une façon de se dire qu'on va tous mourir mais au moins pas comme eux (pour la plupart des gens...)... une espèce de détachement par rapport au sang qui nous fait regarder ces films comme d'autres regardent une comédie romantique... Franchement, toutes ces explications ne me conviennent pas tellement et sûrement qu'un psy ou un grand cinéphile pourrait vous, nous éclaircir davantage. J'avoue ne pas pouvoir vous répondre... Tout ce que je sais, c'est que je m'éclate, que je me marre, que je me fait peur et que j'aime ça. Essayez au moins, pour ceux dont ce n'est pas le cas, d'être tolérants, indulgents et respectueux envers les milliers de personnes qui apprécient ce genre... Pour la plupart, nous sommes normaux et inoffensifs.

Merci.

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Killer Klowns (Killer Klowns from Outer Space) de Stephen Chiodo.

Et voilà un pur produit made in eighties comme on en fait plus, qui fleure bon le pop-corn et la bière... D'ailleurs, de pop-corn, il en est question dans cette petite série B rafraîchissante car les fameux clowns tueurs venus d'ailleurs dézinguent les quidams à tout-va avec des armes délirantes, sorties tout droit de l'imagination des frères Chiodo à qui l'on doit notamment la série des "Critters" ; En vrac : Fusils lanceurs de pop-corn un peu spéciaux, cotillons étrangleurs, tartes à la crème corrosive, ombres chinoises agressives et j'en passe...

A l'image d'un "Bad Taste" ou d'un "Evil Dead", ça fait du bien de voir qu'avec deux bouts de ficelle (budget dérisoire...), on peut pondre des films vraiment inventifs, funs et pleins de talent... Par contre, passage coup de gueule, je ne comprendrais jamais les distributeurs qui privilégient de bonnes bouses comme "House of the Dead" ou encore "Poltergay" alors que des tas de petites perles comme celles-ci sont cantonnées à une pauvre édition zone 1 ou ne sont même carrément jamais sortis en DVD... Quelle tristesse !

Bref, "Killer Klowns" est un film déjanté, coloré, débile à souhait mais jouissif au possible, qui rend noblement hommage aux films d'invasion extraterrestre kitchissimes des années 50, 60 et même 70. Impossible de résister à cette petite friandise on ne peut plus sympathique et destinée à devenir culte (si ce n'est pas déjà le cas...).


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lundi 26 novembre 2007

Suspiria de Dario Argento.

A la demande générale, petite critique du plus grand film du maestro italien, Suspiria.

L'histoire : Suzy Banner, jeune danseuse américaine, débarque en Allemagne afin d'intégrer une académie de danse de renom. Un orage violent l'accueille et, en arrivant au pensionnat, elle croise une jeune fille terrorisée qui s'enfuit dans la nuit.

Suspiria n'est pas un film... C'est une peinture. Une oeuvre d'art colorée et froide où se confondent le sang, la peur et l'esthétique. Chaque scène, chaque plan, sont un tableau où le rouge vif omniprésent se mêle aux autres couleurs tels les éclats d'un kaléidoscope. L'angoisse et l'oppression sont les maîtres mots du film et tous les éléments y contribuent : la musique envoûtante des Goblins, la singularité des décors, le jeu parfait des acteurs et particulièrement de Jessica Harper... Ponctué de meurtres sanglants mais parfaitement intégrés dans l'univers pictural, le film s'avère être d'une violence graphique rarement vue au cinéma. Pour preuve l'une des meilleures scènes extraite du film que j'ai joins à cet article.

Dario Argento nous offre de réels moments de terreur et de beauté dans un même film ; l'oeuvre ultime d'un réalisateur surprenant qui a su, tout au long de sa carrière, explorer les moindres de nos failles, déceler nos peurs les plus enfouies pour faire quelques uns des meilleurs films horrifiques de ces dernières décennies.

A noter qu'un remake américain est en projet. Cette nouvelle me laisse de marbre car j'ai bien peur qu'il soit impossible d'égaler l'original, même avec un budget pharaonnique et les meilleurs des techniciens. Et ,sincèremment, mis à part quelques rares exceptions, je ne crois pas aux remakes qui ne sont que le fruit de la non-créativité et une bonne façon de se faire du fric sur le dos des initiateurs et du public.

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Planète Terreur de Robert Rodriguez.

Laissez moi vous présenter le film le plus jouissif et décomplexé que j'ai pu voir depuis... depuis... Eh bien, finalement, je ne me souviens pas m'être éclaté autant devant une bobine... Véritable hommage aux films de zombies, d'action, aux westerns, aux films d'exploitations... En définitif, véritable hommage au cinéma tout simplement. De l'action, des zombies, du gore, des flingues, de jolies nenettes... ça pète et ça gicle dans tous les sens... Que demande le peuple !?! Si j'aime le cinéma, c'est exactement pour ça, ne pas me prendre la tête, être extasié à chaque nouvelle scène et faire un grand "ouahhhh" à la fin du film. Les scènes d'action sont hyper-efficaces, les effets spéciaux sont excellents, les personnages attachants, l'aspect "vieille pélloche" est utilisé à bon escient et, comble du bonheur, on ne s'ennuie pas une seconde et on en vient même à se dire "mais quand est-ce que cette folie va s'arrêter ???"... Bref, je suis tombé amoureux de ce film et je ne sais plus quel adjectif lui attribuer tellement il est incroyable. En attendant impatiemment une sortie dvd, je ne saurais que trop vous conseiller de vous replonger dans l'ambiance d'un bon "Zombie" de Romero ou dans celle d'un excellent "Assaut" de Carpenter...
Gloire à toi, seigneur Rodriguez !!!

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dimanche 25 novembre 2007

White Fire (aka "Vivre pour Survivre", "Le diamant") de Jean-Marie Pallardy ou le plus grand nanar de tous les temps.

Attention, film Culte !!!

Grand, grand moment de n'importe quoi, "White Fire" met la barre très haute... LE nanar grande classe... LA perle cheap et cosmique... Hallucinant de faiblesses et de scènes improbables, jamais le cinéma n'aura offert pareil spectacle. A chaque vision, on découvre de nouvelles incohérences, à chaque vision, on est plié en deux de rire, à chaque vision, on est toujours époustouflé par ce déluge de cascades hyper dangereuses, de bastons douteuses, de dialogues équivoques et cocasses. Je ne sais vraiment pas comment vous parler de ce film, il faut le voir pour le croire... D'ailleurs, écoutez ce croustillant dialogue ("Ce qui est drôle, c'est que ça manque vraiment du sel...") et admirez cette bagarre stupéfiante à coup de tronçonneuse et de gaffe. Bref, un film à ne manquer sous aucun prétexte, facilement trouvable à très bas prix dans toutes les bonnes foires-fouilles. Si vous n'avez pas encore vu ce film, vous ne pouvez pas savoir ce qu'est un vrai film d'aventure, épique et inoubliable...

Petite précision : Il n'y a absolument pas de trucages ni de montages de ma part dans ces vidéos et je confirme que ce n'est pas une parodie, ce film se revendique comme un véritable film d'aventure...

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Le génie du cinéma.

Seul artiste à avoir su me faire rire aux larmes, m'émouvoir et m'impressionner en même temps, Charlie Chaplin reste pour moi le plus grand génie du cinéma. A voir ce que fait rire la jeunesse d'aujourd'hui ("American Pie", "Scary movie", "Sex Academy" et autres niaiseries "ras-du-slip"...), il serait bon de leur montrer un peu ce qu'est la VRAIE comédie, intelligente et irrésistible. J'aimerais, à travers cet article, donner envie, pour les malheureux qui ne connaissent pas encore Chaplin (les martiens et les ermites), de découvrir ce personnage d'exception, aussi talentueux que drôle. Pour ce faire, rien ne parle plus que les images et c'est pour cela que j'ai joins à cet article une petite vidéo-hommage à ce grand homme, où la poésie côtoie le burlesque et où le talent côtoie l'absurde... Moi, je ne m'en lasse pas. De plus, c'est le moment où jamais d'emmener vos enfants au cinéma car 3 de ses plus grands films ("Le Kid", "La Ruée vers l'Or" et "Le Cirque") sont ressortis à l'occasion d'une remasterisation son et image.
Pour finir, une citation de Chaplin que j'adore et qui résume bien comment je perçois le cinéma :
"Ce n'est pas la réalité qui compte dans un film, mais ce que l'imagination peut en faire."

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L'AU-DELA ( L'ALDILA/THE BEYOND ) de Lucio Fulci.

Aujourd'hui, un film qui me tient beaucoup à coeur, un de mes films préférés, un chef-d'oeuvre. Commençons par le commencement, l'histoire :
En 1927, dans une demeure de la Nouvelle-Orléans, un peintre est torturé et assassiné par des villageois car il est soupçonné de sorcellerie pour avoir peint une toile représentant sa vision de l'enfer. 54 ans plus tard (en 1981 donc, pour les plus paresseux...) Liza Merrill hérite de cette maison qui est en fait un hôtel et, alors qu'elle décide de le restaurer, plusieurs morts macabres ont lieux. On assiste alors à une apparition de phénomènes surnaturels et les morts reviennent à la vie. On apprend alors que l'hôtel aurait été construit sur l'une des sept portes de l'enfer...
Inutile de sortir les grands mots, "L'au-dela" est pour moi (et pour beaucoup...), l'un des meilleurs films d'horreur de tous les temps. Dès les premières images, le ton est donné et le meurtre du peintre est filmé sans concession, avec beauté et froideur. Le reste du film n'est qu'un enchaînement de morts toutes plus horribles les unes que les autres... Mais quel enchaînement... Énucléation, boîte crânienne explosée, visage liquéfié par de l'acide, une attaque d'araignées mangeuses de langue et j'en passe... Mais jamais la mort n'aura été aussi bien filmée et jamais les effets gores n'auront été plus craspecs et repoussants. Certes, il est vrai que l'histoire est parfois un peu bancale et que certaines choses restent illogiques mais L'au-dela reste une oeuvre baroque avec une ambiance bien poisseuse et une photographie magnifique. Bon, j'imagine déjà les plus jeunes, nourris aux blockbusters ou aux films d'horreurs bourrés d'effets spéciaux numériques, se poiler devant les effets spéciaux et les maquillages de l'époque mais sincèrement, voyagez un peu dans le temps et mettez-vous à la place des spectateurs de l'époque et vous aurez droit à un spectacle horrifique digne de ce nom...
A posséder absolument dans sa vidéothèque.

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samedi 24 novembre 2007

LAURENT MELKI


J'aimerais vous parler d'un artiste trop méconnu que j'adore : Laurent Melki. Vous avez obligatoirement dû admirer son travail, notamment pour des affiches de films ou des jaquettes de VHS... Eh oui, souvenez-vous, dans les années 80, des films d'horreurs qui emplissaient les vidéo-clubs... C'est sûrement lui qui vous a donné envie de voir ce film peut-être un peu pourri mais orné d'une jaquette magnifique... Bon, il en a réalisé pour de Bons films ("Vidéodrome", "Creepshow", "La baie sanglante", "La Piscine", beaucoup de films de notre Bebel national, etc.) mais il s'est spécialisé dans la bonne série B et, personnellement, je trouve que c'est dans ce domaine qu'il a réalisé ses meilleures créations. Certes, j'ai souvent plus apprécié l'affiche que le film mais c'est tout ce qui fait son talent. Aujourd'hui malheureusement, il ne travaille plus que pour des affiches de spectacles (Laurent Gerra, Le Cirque d'Hiver...) mais ça lui arrive encore de réaliser de belles affiches pour le cinéma de genre, notamment pour des festivals. De plus, c'est un homme vraiment charmant et ouvert. Bref, chapeau l'artiste...



premier article

Tout d'abord, bienvenue à toutes et à tous. J'avais envie de partager mes passions, mes pensées, mes coups de gueule... Donc, je me suis lançé. Certains trouveront ce blog inutile, ils ont sûrement raison mais bon, si l'on nettoyait le web de tout ce qui paraît inutile, il ne resterait pas grand chose...
Je ne sais pas si je m'y tiendrai, je ne sais pas encore ce qu'il va contenir exactement mais j'essayerai de rester sincère, un minimum intéressant et divertissant. Je pense que ce blog sera principalement axé sur le cinéma, qui est ma passion, notamment les films d'horreur (et tout ce que ce genre peut comporter comme sous-genres...) mais, je vous rassure, il n'y aura pas que des tripes et du sang, là n'est pas mon seul intérêt dans le cinéma...
Ne soyez pas trop durs, après tout, si le web nous donne l'opportunité de s'exprimer et de dire ce qu'il nous passe par la tête, pourquoi nous en priver...