A la demande générale, petite critique du plus grand film du maestro italien, Suspiria.
L'histoire : Suzy Banner, jeune danseuse américaine, débarque en Allemagne afin d'intégrer une académie de danse de renom. Un orage violent l'accueille et, en arrivant au pensionnat, elle croise une jeune fille terrorisée qui s'enfuit dans la nuit.
Suspiria n'est pas un film... C'est une peinture. Une oeuvre d'art colorée et froide où se confondent le sang, la peur et l'esthétique. Chaque scène, chaque plan, sont un tableau où le rouge vif omniprésent se mêle aux autres couleurs tels les éclats d'un kaléidoscope. L'angoisse et l'oppression sont les maîtres mots du film et tous les éléments y contribuent : la musique envoûtante des Goblins, la singularité des décors, le jeu parfait des acteurs et particulièrement de Jessica Harper... Ponctué de meurtres sanglants mais parfaitement intégrés dans l'univers pictural, le film s'avère être d'une violence graphique rarement vue au cinéma. Pour preuve l'une des meilleures scènes extraite du film que j'ai joins à cet article.
Dario Argento nous offre de réels moments de terreur et de beauté dans un même film ; l'oeuvre ultime d'un réalisateur surprenant qui a su, tout au long de sa carrière, explorer les moindres de nos failles, déceler nos peurs les plus enfouies pour faire quelques uns des meilleurs films horrifiques de ces dernières décennies.
A noter qu'un remake américain est en projet. Cette nouvelle me laisse de marbre car j'ai bien peur qu'il soit impossible d'égaler l'original, même avec un budget pharaonnique et les meilleurs des techniciens. Et ,sincèremment, mis à part quelques rares exceptions, je ne crois pas aux remakes qui ne sont que le fruit de la non-créativité et une bonne façon de se faire du fric sur le dos des initiateurs et du public.
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