samedi 4 juillet 2009

Visionnage du soir : Killing Zoé

Ça y est, c'est décidé et cette fois, je vais m'y tenir, je vous ferais un petit compte-rendu de mes visionnages le plus souvent possible.

Hier soir, c'était Killing Zoé de Roger Avary. Je l'avais déjà vu une fois mais étant donné que je me suis procuré le coffret collector, je me suis décidé à mater la version "director's cut".

D'abord, première petite critique : Quel est l'intérêt d'avoir rajouté un disque rien que pour cette version ? Car après vérification, celle-ci n'est prolongée que d'à peine de 2 minutes. M'enfin, ne me souvenant que très peu de mon tout premier visionnage, j'ai eu beaucoup de plaisir à re-découvrir ce film.

Killing Zoé, c'est l'histoire de Zed (joué par Eric Stolz), un américain appelé par un ami d'enfance français, Eric (magistralement interpreté par un Jean-Hugues Anglade possédé), pour exécuter le casse du siècle et affirmer ses talents de casseur de portes blindées. Malheureusement, Zed s'est engagé sans le savoir dans une spirale de violence et de folie avec une bande de junkies tous aussi dingues les uns que les autres...

Alors, il faut dire que tout ceux qui aiment le cinéma de Tarantino aimeront probablement ce film. Car même si ce dernier n'est que producteur et que, techniquement parlant, Avary est très éloigné de Tarantino, leurs univers sont vraiment très proches (gros flingues, violence, drogue, sexe, personnages atypiques...). Le scénario en lui-même n'est pas spécialement fin et l'intérêt principal du film réside sans aucun doute dans le portrait des personnages, véritable peinture moderne d'une génération perdue entre la drogue, la violence et les tourments d'une époque décadente (SIDA, inhibition des rapports humains, disparité significative et grandissante entre les différentes classes sociales...). Les acteurs sont tous très bons et l'ensemble fleure bon le réalisme malsain de ce genre de situation folle. Pour un premier film, on peut féliciter Avary d'avoir posé ses couilles sur la table, d'avoir jonglé avec le réalisme et le grotesque, d'avoir eu le courage de plonger les mains dans le politiquement incorrect et la violence. Killing Zoé pourra être rangé sans problème dans votre Dvdthèque entre Tueurs Nés et Pulp Fiction.

Killing Zoé est un film assez singulier, un peu fou, avec à mon avis, une grande part d'improvisation et de liberté pour les acteurs, un film spontané et atypique qui ne plaira certes pas à tout le monde.





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jeudi 26 mars 2009

Quelques dédicaces ciné...

En attendant que je me réveille un peu et que je me remette aux critiques, voici quelques dédicaces ciné que j'ai pu obtenir au fil des années. Bien sûr, tout n'est pas là mais les autres sont en cartons et j'ai du mal à remettre la main dessus (Laurent Melki, Fernando Arrabal, Mel Gibson, Jessica Biel, etc.)...
Désolé pour la qualité de certains scan'. Si vous trouvez ça sympa et que ça vous intéresse, n'hésitez pas à aller voir l'incroyable collection de l'ami Moviemaniac : All Stars Sign ! (http://allstarssign.over-blog.com/)


Gérard Darmon
Laetitia Casta
Pierre Arditi

Thierry Lhermitte

Mathilde Seigner

Dolph Lundgren

Roger Carel, grande voix française du cinéma et de l'animation.

Pascal Laugier (Merci Fab')

Charlélie Couture.

Guillaume Canet (dédicacé à ma chérie).

Jean-Jacques Annaud.


Roman Polanski.

Alain Robak, Robert Englund et Jan Kounen (sous cadre).

Laurence Mercier (jaquette La Revanche des Mortes Vivantes).

Edith Scob (jaquette Les Yeux sans Visage).

Robert Hossein (jaquette Le Vampire de Dusseldorf).

Alain Robak et le regretté Benoît Lestang (verso jaquette Baby Blood).

Jean-Pierre Putters et Fabrice Lambot (jaquette Dying God - Merci J.M).


Thierry de Carbonnières (verso jaquette VHS Brigade des Moeurs).

Thomas Alfredson.

Tracy Coogan (Zombie Honeymoon - Merci J.M)

Kathy Lamkin (Massacre à la Tronçonneuse 2003 ; Massacre à la Tronçonneuse : Le Commencement).

Anna Falchi (Dellamorte Dellamore)

Marina Pierro (La Morte-Vivante)

Maggie Q (Die Hard IV ; Mission Impossible III ; Naked Weapon).

Dee Wallace Stone.



Jean Rollin.

Alexandre Arcady.

Ernie Hudson.

Maïwenn Le Besco.

dimanche 18 janvier 2009

Assaut de John Carpenter


Avec Austin Stoker, Darwin Joston, Laurie Zimmer, Martin West, Tony Burton, Nancy Loomis, Charles Cyphers...

En pleine folie meurtrière, un gang décime au hasard ce qui passe sous le canon de ses armes. Pour venger la mort de sa petite fille fauchée de plein fouet par une balle, Lawson tue à son tour l'un des membres du gang avant de se réfugier, hagard et traumatisé, dans un commissariat en cours de désaffectation hébergeant pour l'occasion des prisonniers en transit. Pour venger à leur tour leur frère d'armes, le gang encercle le commissariat telle une armée, obligeant policiers comme détenus à coopérer pour optimiser leurs chances de survie.

Premier ("vrai") film de John Carpenter, "ASSAUT" est un pur concentré d'action et de testostérone. Considéré, à juste titre, comme film culte pour tous ceux qui aiment ce cinéaste, les films d'action et le cinéma, tout simplement, ce film est en fait un western moderne, un remake avoué de "RIO BRAVO" d'Howard Hawks dont John Carpenter est un grand admirateur et a même poussé la chose jusqu'à signer le montage de son long métrage sous le pseudonyme de John T. Chance, le nom du shérif interprété par John Wayne (il réalisera d'ailleurs quelques années plus tard le remake de "LA CHOSE D'UN AUTRE MONDE", du même Howard Hawks, qui est devenu, lui aussi, au fil des années un film culte). On ne peut pas parler de ce film sans évoquer non plus le classique des classiques, le légendaire "NIGHT OF THE LIVING DEAD" de Georges A. Romero où le héros, à l'instar de celui d'"ASSAUT", est un homme noir jouissant d'une grande valeur morale, donnant la réplique à des personnalités bien distinctes et qui, afin d'affronter une horde de personnages sans identité propre, formant une masse compacte et hostile, doit se terrer dans un endroit symbolisant la sécurité et la quiétude.

Énorme bide à sa sortie : taxé de film réac et trop violent, le film contient pourtant tous les éléments des futurs films de Carpenter ; une mise en scène sobre mais efficace, des dialogues percutant, des scènes d'actions qui claquent, des personnages mémorables dont un certain Napoléon Wilson, archétype du héros bad-boy sympa duquel Carpenter est resté très attaché (Snake Plissken dans "NEW YORK 1997" et dans "LOS ANGELES 2013", Jack Burton dans "LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN" ou encore Desolation Williams dans "GHOST OF MARS")... Bref, de quoi satisfaire n'importe quel "Ohmygoriste" qui se respecte... Il est vrai que le film est assez lent mais c'est cette lenteur qui justement nous permet d'apprécier pleinement la moindre scène d'action, la moindre réplique, Carpenter prend le temps de nous présenter chaque protagoniste, de cerner la personnalité de chacun des assiégés. Le film comporte nombre de scènes marquantes et remarquables comme la scène où les membres du gang réunissent leur sang, la scène (hyper choquante, encore aujourd'hui) du meurtre, froid et brutal, de la petite fille, la destruction silencieuse du commissariat et la scène finale, où les héros, retranchés au sous-sol, luttent une dernière fois pour sauver leur peau... A noter une très brève apparition du réalisateur qui interprète le membre d'un gang essayant d'entrer dans le commissariat mais qui se fait très vite flinguer.

Avec un budget ridicule de 100.000$ et des acteurs quasiment inconnu, Carpenter nous livre un film fort, inoubliable, que tous les bons cinéphiles se doivent d'avoir vu au moins une dizaine de fois et dont la musique - les fameuses cinq notes - restera ancrée dans notre mémoire au point de la siffler tous les deux jours ; ce qui prouve une fois de plus que seuls le talent et la passion permettent de faire un bon film et pas nécessairement un budget pharaonique et un déluge d'effets spéciaux. D'ailleurs, John Carpenter dira plus tard, à propos de son film : " Nous avions peu d'argent, de l'inspiration, des rêves et fait ce que nous pouvions..."
Un des meilleurs films, si ce n'est pour moi, LE meilleur de Carpenter.

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Fear de James Foley


Avec Mark Wahlberg, Reese Witherspoon, William Petersen, Amy Brennenan, Alyssa Milano, Christopher Gray, Tracy Fraim...


Nicole, une ado fraîchement débarquée dans la famille recomposée de son père, composée de Laura et son fils Toby, a des rapports compliqués avec toute la famille. A cette période où tout est prétexte à la rébellion est aussi pour elle la découverte des premières amours et du sexe. C'est là qu'elle va rencontrer Logan, un jeune homme apparemment charmant et délicat dont elle va tomber éperdument amoureuse. Steve, son père, ne voit pas cette relation d'un très bon oeil et commence à se rendre compte que Logan a un comportement suspect. Ses soupçons vont se confirmer et il va tout faire pour protéger sa fille.
Mais il est déjà trop tard...



Aux vues de l'affiche et du résumé, je n'avais pas trop envie de voir ce film. J'imaginais un petit téléfilm à l'eau de rose, une histoire pour midinettes en manque de sensations fortes. J'avais bien tort et heureusement que, en cinéphage averti, je ne me fie plus aux affiches et aux résumés.
Cette histoire de petit ami psychopathe est vraiment captivante et l'on ne décroche pas du début à la fin. Le principal atout de Fear est sans doute l'interprétation, tous les acteurs sont assez convaincants et surtout Mark Wahlberg, vraiment glaçant par moment et tout à fait crédible. Je m'attendais plutôt à une comédie romantique mielleuse et je me suis retrouvé devant un très bon thriller. La relation entre Reese Whitherspoon et Mark Wahlberg est vraiment troublante et on se met inconsciemment à la place du pauvre William Petersen (le "Gil Grissom" des Experts) tentant de convaincre sa fille, et même le reste de sa famille, que son petit ami est dangereux. La confrontation du père et du jeune homme aura son apogée dans un final assez réussi qui mêlera avec habileté tension et action.
Au final, un thriller psychologique réussi qui plaira aux purs aficionados de bandes horrifiques comme à leur fiancée. Le film a été interdit aux moins de 16 ans à sa sortie et si quelqu'un a compris pourquoi, il faut vraiment qu'il m'explique...

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vendredi 16 janvier 2009

Hypnose de David Koepp

Avec Kevin Bacon, Kathryn Erbe, Illeana Douglas, Zachary David Cope, Kevin Dunn, Connor O'Farrell, Liza Weil, Luisa Strus...


Tom Witzky, un mec tout ce qu'il y a de plus banal, vit dans une banlieue de Chicago tout aussi banale avec sa p'tite femme et son fils. Lors d'une soirée plutôt arrosée, celui-ci se fait hypnotiser par une amie, sans trop y croire, juste pour prouver que c'est de l'arnaque. Contre toute attente, Tom se voit plongé dans un profond sommeil et se plie à toutes les exigences et les ordres de l'hypnotiseur ; il sanglote comme un gamin en évoquant son enfance, on lui passe une aiguille chauffée à blanc à travers la main sans qu'il saigne et surtout on lui ordonne d'ouvrir son esprit à tout ce qui l'entoure. Cela fonctionne à tel point qu'il va se mettre à avoir des flashes, à voir ce qu'il n'aurais jamais pensé imaginer et côtoyer les limites de la folie...


Voilà un bon p'tit film de flippe que j'ai eu beaucoup de plaisir à revoir. Je n'en avais plus guère de souvenirs et à vrai dire, je ne l'avais pas plus apprécié que ça à sa sortie puisque je l'avais trop associé, à l'époque, au Sixième Sens de Shyamalan. En effet, ils sont sortis tous deux à la même époque, traitent presque du même sujet et je pense que Sixième Sens à fait pas mal d'ombre à Hypnose. C'est bien dommage car finalement je trouve qu'Hypnose est bien plus flippant et apporte un côté plus parano, plus psychologique. Kevin Bacon est impec', comme d'habitude et certains passages n'ont rien à envier aux classiques ghost-movies asiatiques. Je me suis surpris à sursauter une paire de fois, ce qui, je dois l'avouer, ne m'était pas arrivé depuis fort bien longtemps.
Au final nous avons droit à un bon film fantastique, propre et efficace que je conseille à tout le monde de redécouvrir. Ça reste très classique, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais c'est suffisamment carré et réussi pour passer une bonne soirée.






jeudi 15 janvier 2009

I'm back !!!


Et voilà, au bout d'un peu plus d'un an d'inactivité, je vais essayer de me remettre au taf...

2008 a été très chargé (passage de permis, recherche d'un boulot que je n'ai toujours pas trouvé, évènements personnels divers....) et j'avais envie de me remettre un peu à l'écriture. Étant donné que je suis un gros bouffeur de film et que j'essaye d'en mater au moins 2 par jours, je vais tenter de vous faire un petit compte-rendu de chaque visionnage. Merci à tous ceux qui m'ont accompagné en 2008, une pensée à ceux qui nous ont quitté (et malheureusement il y en a eu beaucoup...) et j'espère que vous aurez le courage de me suivre de nouveau.
Il y aura de l'ancien, du récent, de l'inédit, du nanar, du gore, de l'horreur, du fantastique, de la sf... Bref, tout ce que j'aime quoi.

samedi 22 décembre 2007

Joyeuses fêtes !!!

Ça y est, encore une année dans le cornet... 2007 a été une année bizarre où il a pu se passer de très bonnes choses (Les infirmières bulgares, Nathalie Gettliffe, les preuves de vie d'Ingrid Betancourt, ouverture de mon blog...) comme beaucoup plus de choses moins réjouissantes (Sarkozy, disparition de Maddie, accident de bus polonais, incendies en Grèce, l'Arche de Zoë, les grèves, décès de grands personnages : Abbé Pierre, Bézu (ben oui...), Henry Troyat, Lucie Aubrac, Bob Clark, Jean-Pierre Cassel, Gregory Lemarchal, Bruno Mattei, Jean-Claude Brialy, Michel Serrault, Ingmar Bergman, Luciano Pavarotti, Jean-François Bizot, Jacques Martin, Colin McRae, Marcel Marceau, Maurice Béjart, Fred Chichin, Ike Turner...) et je dois en oublier plein... Bref, une année mouvementée que je ne regretterais pas.


Je voulais vous souhaiter à tous de joyeuses fêtes de fin d'année et vous remercier pour votre fidélité. Profitez, prenez soin de vous et continuez à aller au cinéma et à vous faire plaisir...


Désolé pour la philosophie de comptoir mais :

Fumer tue, boire tue, et maintenant, manger tue... Mais vivre aussi tue alors arrêtons les conneries et profitons gaiement des moments passés ensemble (cela ne vous empêche pas d'arrêter de fumer si vous en avez l'envie et le courage, c'est même recommandé et surtout, pour ces fêtes, n'oubliez pas que boire au volant est dangereux, il vaut mieux boire à la bouteille... Plus sérieusement, faites gaffes à vous et ne conduisez pas bourrés, merci.)


Et pour finir, une belle citation de Julien Green :


"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."


vendredi 14 décembre 2007

Jean Rollin.


Culte pour certains, arnaque pour les autres. Rares sont les réalisateurs français qui partagent autant les amateurs de fantastique. Véritable icône chez les anglo-saxon, décrié et malmené dans sa propre patrie, Jean Rollin ne cesse pourtant de fasciner.


Authentique poète de l'image, adepte du mythe vampirique, amoureux des femmes et de l'érotisme, voilà comment je me représente ce personnage. Personnellement, j'aime son cinéma et la lenteur onirique de ses films. Je suis sûr que très peu d'entre vous ont entendus parler de lui ou si c'est le cas, n'ont jamais eu la chance de voir l'un de ses films et pourtant, je suis persuadé que dans quelques années, quand il ne sera plus et que l'on redécouvriras son oeuvre, il sera connu par tous et vénéré.


Peu de réalisateurs français ont oeuvrés dans le fantastique à la manière de Jean Rollin. Auteur de quelques navets ("Le Lac des Morts-Vivants", "La Fiancée de Dracula"...), de quelques pornos pour des raisons alimentaires et surtout de très bons films comme "Lèvres de Sang", "Le Frisson des Vampires", "Les Démoniaques", "La Rose de Fer", "Fascination", "Les Echappées", "Requiem pour un Vampire" ou encore "Les Raisins de la Mort", pouvez-vous me citer après ça des réalisateurs, français de surcroît, qui peuvent se targuer d'avoir une filmographie si hétéroclite...


Jean Rollin possède un univers singulier, bien particulier et il est déjà considéré comme réalisateur culte par beaucoup. On a beau dire ce qu'on veut, il restera quelqu'un de novateur et méritera une belle épitaphe dans le cinéma fantastique.


Ci-joint, la bande-annonce allemande de "Les Raisins de la Mort".
Attention les enfants : plans gores et nichons en perspective...
A noter également la présence de l'actrice fétiche de Jean Rollin, bien connue de tous ces messieurs, la fameuse Brigitte Lahaie et son légendaire regard de carpe à l'agonie. (désolé...)


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mardi 11 décembre 2007

Le Jour des Morts-Vivants (Day of the Dead) de George A. Romero.

Attention, voici l'un de mes films de zombies préféré... Ah, je vois déjà les puristes crier au scandale : "Mais non, le meilleur, c'est "Zombie" ou "La Nuit des Morts-Vivants" !!!"

Eh bien désolé les amis (car vous restez tout de même des amis...) mais, pour moi, le meilleur, c'est ce troisième volet de la saga des zombies de Romero. Déjà car c'est le tout premier film de zombie que j'ai pu voir, donc nostalgie oblige, mais aussi car j'aime beaucoup sa lenteur, son ambiance claustro et les effets gores hallucinants du maître en la matière, Tom Savini. C'est à mon avis, l'épisode où l'aspect psychologique est le plus mis en avant par rapport aux autres où l'action était davantage privilégiée. On assiste là à une sorte de huis clos où les humains n'ont pas d'autre choix que de se terrer à l'abri des zombies qui, eux, ont toute liberté sur la terre, ravagée et hostile.

Dans un silo à missile, sont donc reclus des militaires et des scientifiques qui, non seulement sont contraints à cohabiter mais en plus ne parviennent même pas à s'entendre. Le personnage principal, Sarah, est tiraillée entre ces deux camps, entre ces militaires qui ont la gâchette facile et l'un des savants, le docteur Logan, qui s'entête à vouloir domestiquer les zombies et y parvient partiellement avec l'un deux, surnommé Bub (ou "Boubou").

L'assaut final des zombies est vraiment époustouflant et les scènes gores ne manquent pas même si elles se font attendre un peu. Romero se fait plaisir en critiquant, comme à son habitude, la société de consommation et les militaires et en nous déclarant une fois de plus son amour pour les zombies. Aucune hésitation si vous avez l'occasion de voir Day of the Dead qui est une vraie référence des films de zombies et un spectacle unique...

J'aurais pu mettre la bande annonce originale mais j'ai préféré privilégier l'exotisme et choisir la bande annonce japonaise que je trouve assez bonne et dont la voix-off est assez cocasse...

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jeudi 6 décembre 2007

Docteur Gore.

Cet article est en rapport direct avec celui sur Thierry Lopez (d'ailleurs, les deux hommes doivent se connaître car j'ai remarqué que dans le générique de fin de "Vidéo Gore", un salut lui était adressé...) puisqu'il s'agit là d'un grand monsieur de la production indépendante française, un homme un peu fou, un réalisateur de talent, un grand amateur de bidoche et pourtant (l'un n'empêche pas l'autre...) quelqu'un d'incroyablement charmant, j'ai nommé : Antoine Pellissier.

Véritable autodidacte, amoureux du cinéma d'horreur, il se fait vite connaître et reconnaître, notamment en remportant quelques prix assez prestigieux en 1985 ("Prix du meilleur réalisateur au 5ème festival du film amateur fantastique", "Prix spécial du jury au dixième concours régional de la fédérations des clubs français de cinéastes", et surtout "Prix du film gore Mad Movies") pour son film "Folies Meurtrières" qui, pour moi, est son chef-d'oeuvre.

Attention, dans ses films, pas de gore bien propre sur lui à la "Ré-Animator" ou à la "Braindead", nous avons droit à du vrai, du pur gore, bien crade, avec de la matière première en provenance directe des abattoirs. Mais ses films ne se résument pas qu'à cela, le Docteur Gore est un VRAI réalisateur et soigne le moindre de ses plans. Aussi, en fan confirmé du genre, il nous gratifie de beaucoup de clins d'oeil et références à de grands films comme "L'Exorciste", "Evil Dead" ou encore "Massacre à la Tronçonneuse".

De plus, Antoine Pellissier est une personne on ne peut plus sympathique, à l'écoute de son public. Sachez que son vrai métier est médecin, d'où son surnom, et que ses films ont tous été tournés durant son temps libre. Nous avons affaire à un vrai passionné et ça se ressent immédiatement à la vision de tout ce qu'il a pu réaliser. Inutile de prouver son talent mais si certains en doutent encore, sachez également que la fameuse firme Troma s'intéresse de près à ce grand monsieur et que Lloyd Kaufman en personne joue dans son dernier film actuellement en cours de production, "Horrificia".

Que dire de plus à part merci monsieur Pellissier pour vos petites merveilles sanglantes, outrancières et sans complexe. En espérant sincèrement que vous parviendrez un jour à la gloire et à la reconnaissance que vous méritez et que vous deviendrez bientôt un réalisateur incontournable (vous l'êtes déjà pour moi et pour beaucoup...). Continuez, gardez cette passion et cette folie qui vous sont propres, on vous aime comme ça.